Le Français a repris la mer, la saison est lancée
Mi-avril, le Français a quitté le chantier Piriou de Concarneau où il est resté plus de deux mois au sec, pour une grande révision avant le début de la saison.
Plusieurs membres de l’association Grand Voilier École avait fait le déplacement pour assister à la remise à l’eau du bateau. A leur arrivée, ils ont découvert un bateau métamorphosé par cet entretien annuel, affichant une coque d’un blanc immaculé et un antifooling prêt à affronter la saison.
Deux mois de chantier et des milliers d’heures de main d’œuvre
Dans le cadre de cet entretien, le guindeau, le moteur qui assure la remontée des ancres, a été refait à neuf. Mais ce sont les charpentiers qui ont eu le plus à faire. Huit spécialistes du chantier brestois de Guip menés par leur patron Yann Mauffret ont effectué les principales interventions de cet arrêt technique.
Les six premières bordées ont été refaites pour régler des petites entrées d’eau résiduelles. « Cela représente quelques milliers d’heures de travail pour une trentaine de personnes qui ont gratté avec une serpette tout le calfat qui dépassait », explique Frédéric Lescure, le propriétaire du bateau. Tous ces joints ont été parfaitement refait et le résultat est bien visibles sur les six bordées traitées. Les prochaines suivront lors des prochains entretiens : « nous en traiterons sept autres en 2027 et les sept dernières en 2028 » précise Yann Mauffret, expert reconnu dans la restauration des navires de tradition. Dans ce travail de fourmi, l’équipage du Français a travaillé en collaboration avec les charpentiers de Guip.
Un nouveau mât de Beaupré
Cet arrêt technique a aussi permis de changer le mât de beaupré ainsi que deux vergues, désormais plus légères. « Le mât de Beaupré est fait en pin d’Oregon, en lamellé collé », détaille Yann Mauffret.
Frédéric Lescure avait convié des membres de GVE pour assister à cette sortie de chantier. L’amiral Pierre-François Forissier, président, Patrice L’Hour, secrétaire général, Bruno Potin (qui a veillé sur les navires en bois de la Marine nationale) et Thomas Letournel avaient fait le déplacement. C’était l’occasion pour ce dernier de réaliser un film de la mise à l’eau du bateau. Une manipulation impressionnante qu’il a saisie dans le détail.
Le Français s’est d’abord déplacé latéralement pour rejoindre les rails qui mènent à la cale de mise à l’eau avant de descendre doucement vers la dernière partie de la cale, mobile et qui est descendue sous le niveau de l’eau. Son film de la manœuvre expose toute la complexité de l’opération.
Des invités qui s’engagent
Nathalie Mercier-Perrin, à la tête du Cluster maritime français qui fédère les acteurs du monde de la mer assistait à cette journée. Elle a assuré que « le cluster allait mettre tous ses moyens au service de l’association Grand Voilier École ».
L’amiral Pierre-François Forissier, fondateur de l’association a résumé à l’assemblée le lien important entre Grand Voilier École et le Français. « Les marins du Français sont jeunes et passionnés. Lorsque les jeunes qui embarquent les rencontrent, c’est toujours un moment magique et ils s’identifient facilement à eux. S’il y a peu d’occasion de constater que l’on peut vivre de sa passion, embarquer avec GVE, en donne la preuve ».
Le Français est désormais paré pour attaquer la saison des embarquements et le Grand Voilier École est prêt à inspirer tous ceux qui embarqueront cette année.
Après un premier voyage entre Concarneau et Brest, la saison est lancée.
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